• SUITE ET FIN DE NOTRE VOYAGE EN ESPAGNE

    21-22-23 Avril 2009 :

    De Zamora, que nous visiterons rapidement, nous retiendrons sa jolie « Plaza Mayor »nous irons prendre nos quartiers de nuit au camping sud de la ville. Puis Valladolid que nous traverserons, après un arrêt de deux heures, nous rejoindrons le camping d’Aranda de Douoro que nous avons fréquenté lors de notre premier séjour en Espagne en décembre 2008.

     

     

    ZARAGOZA

    23-24-25-26 Avril  2009 :

    Nous quittons le camping de « Aranda de Douros » par un chaud soleil, nous sommes toujours en « Castilla y León » et le vignoble défile sur les rives du fleuve que nous suivons. Vers « El Burgo » nous quittons la N122 pour emprunter sur la droite une route départementale qui  nous fera éviter la ville de « Soria ». Nous sommes dans une plaine aride qui s’étend entre la « Sierra Ministra » et la « Sierra de Urbion » chaînes de moyennes montagnes caillouteuses. Peu propices à la culture ces terres sont néanmoins exploitées à grande échelle et à grand renfort d’arrosage. Sur d’énormes surfaces des pompes envoient l’eau dans des centaines de kilomètres de tuyauteries et partout les arroseurs automatiques crachent en jets pulsés ou pulvérisés des milliers de mètres cubes d’eau puisée dans les nappes. Le résultat est incontestable partout où le sol est arrosé, le vert sombre des cultures céréalières (je suppose) explose, contrastant avec le brun des terres sèches non encore irriguées. 

    Cette région est mise en valeur grâce aux financements de la communauté européenne, comme le précisent les panneaux bleus étoilés de jaune que nous rencontrons. De vieilles fermes en pisé sont à l’abandon  mais elles sont remplacées par de grandes « hacienda » modernes  aux pelouses fraîchement tondues .Dans les champs le développement économique est en marche. Des tracteurs préparent la terre,  d’autres pulvérisent les engrais nécessaires au  sain développement des graines que les semoirs épandent. Des camions, chargés de plusieurs tonnes de tubes métalliques, attendent  leur tour, pour le déchargement tandis que des équipes  alignent les tubes au sol avant assemblage.

    Des sites de captage d’eau sont en cours de construction, les bétonnières tournent à plein régime  tandis que les groupes de pompage, dans leur emballage attendent déjà leur installation, alors que les lignes électriques qui doivent les alimenter sont encore loin derrière.  Nous rejoindrons l’ « auto pista  A2» un peu avant « Calatayud » et  d’ici, jusqu’à « Zaragoza » l’horticulture industrielle prend le relais comme le prouvent les énormes surfaces de bâches blanches  qui recouvrent le sol. Nous arrivons dans la banlieue sud de Zaragoza où se trouve le plus moderne des terrains de camping que nous ayons fréquentés depuis notre départ « Le camping du canal ». Nous nous installons  mais il faudra attendre encore un peu avant que les arbres, plantés sur les parcelles, offrent leur ombre bienfaitrice aux campeurs.

    Nous prenons le bus pour rejoindre la ville par un magnifique soleil, il fait vingt neuf degrés  et le chauffeur  nous conduit tout en douceur jusqu’à la place « de Carmen » terminus de la station. Zaragoza  que nous découvrons est une ville moderne, capitale de l’ « Aragon », elle est construite concentriquement autour de son centre historique. Toutes les grandes avenues pointent vers les six ponts du « Rio Ebro » qui  arrose la ville. C’est une ville « verte »  très bien aménagée pour la circulation piétonne et automobile. De grands parcs et jardins permettent aux habitants de s’y promener et s’y oxygéner. Comme beaucoup de villes  Zaragoza a eu son époque « romaine » dont des vestiges sont mis en valeur autour de la place « César Auguste » dont la statue en orne le centre.

    La « Torreon de la Zuda » un peu penchée, détermine l’extrémité d’un mur et de fondations mises à jour à l’occasion de fouilles archéologiques toujours en cours. La « Plaza del Pilar » est incontestablement le cœur de la ville, immense, magnifique, elle est dominée en son milieu par le majestueuse « Basilica de Noestre Señora del Pilar », tout en longueur encadrée par quatre grandes tours, surmontée de dômes et de clochetons aux tuiles vernissées vert, bleu, jaune et blanc. L’intérieur de la basilique est à la démesure de la foi hispanique, tout en or, vitraux, tentures, tableaux, statues, on y admire entre autre la magnifique coupole  « Régina martyrium » œuvre de Francisco Goya lui-même. Par ascenseur, il est possible d’accéder au sommet de la tour principale, pour  une vue panoramique de Zaragoza.  A l’extrémité ouest de la place un mur d’eau se déverse dans un bassin ;  un peu en avant un globe terrestre de bonne taille montre la vocation universelle de la cité. A l’extrémité est, la cathédrale de « San Salvador » dresse son clocher  comme un cierge vers le ciel. Un peu en amont de la cathédrale une placette en élévation avec un bassin en son centre, et des jets d’eau. La statue  de « Francisco Goya », peintre de génie, enfant de la ville et père de « La Maja nue » se dresse au milieu d’une scène de personnages en bronze qui posent pour lui. Des candélabres splendides  sont disposés tout autour de la « Plaza ». L’hôtel de ville, dominé par la basilique et la cathédrale qui l’encadrent  symbole de la suprématie cléricale sur le  municipal est gardé à son entrée par deux statues modernes. Nous  franchirons le « Ponte de Piedra », ancien pont de pierre à douze arches qui enjambe l’Ebro, d’où la vue sur le fleuve et la ville est  admirable et dont  l’accès est  orné de deux lions en marbre.

    « Plaza de Aragon » nous passerons devant le « Palacio de Antigua » qui abrite la « Capitania Général de Aragon » où nous visiterons une exposition retraçant trois cent cinquante ans d’histoire des régiments de cavalerie espagnole. Nous irons déjeuner dans un petit restaurant face à la basilique, nous nous attarderons auprès d’une artiste qui, sur le trottoir, fait pleurer son violon, les yeux perdus dans  sa musique, elle ne nous voit pas.

    Au matin de ce samedi 25 avril, le ciel est nuageux et le vent fraîchit, depuis la « porte del Carmen » nous   irons jusqu’aux arènes « La Misericordia » où règne une certaine animation. Plusieurs corridas sont programmées pour le weekend et déjà les préparatifs vont bon train. Après quelques instants d’hésitation, nous nous dirigeons vers les caisses afin d’y acheter deux billets pour le spectacle de dix sept heures. Les affiches placardées annoncent La « Feria Taurina de San Jorge » avec « Luis Francisco Espla, Miguel Angel Perera,  Cayetano » et mise à mort de six taureaux.

    En attendant l’heure du spectacle, nous irons visiter le palais de « l’Aljaféria » qui se trouve non loin des arènes. Ce monument classé au patrimoine de l’humanité par l’UNESCO est un ancien palais islamique fortifié dont la construction remonte au Xème siècle. Ces remparts abritent au centre un ensemble résidentiel d’origine omeyade dont on admire les colonnes et arcatures de la grande salle qui était dédiée aux cérémonies de cour. Après la reconquête chrétienne de Zaragoza au XI ème siècle, le palais subit de vastes transformations pour devenir la résidence des souverains aragonais. De siècle en siècle  il ne cessera d’évoluer jusqu’à la prise de la ville par les troupes napoléoniennes et en 1985, d’ultimes travaux  de restauration lui donneront son aspect définitif et il abrite depuis cette date le Parlement d’Aragon « Los Cortes ». Nous nous promènerons dans les fossés du palais par un beau soleil et admirerons les murailles extérieures de l’enceinte, dominée par la tour carrée, au sommet de laquelle flottent les drapeaux  d’Aragon, d’Espagne et d’Europe.

     Nous irons déjeuner près des arènes sur une terrasse et tranquillement, nous nous installons à nos places, en attendant le spectacle. Les gradins se remplissent petit à petit, les « aficionados » grisonnants et bedonnants pour la plupart, munis de leur coussin, s’interpellent bruyamment en intercalant celui-ci entre  leur postérieur endimanché et le bêton des tribunes. Un énorme cigare entre les lèvres, un verre de bière à la main, ils sont prêts au combat. Les dames ne sont pas en reste, permanentées, parfumées, baguées, fringuées, elles se congratulent avec  chaleur avant de rejoindre leur  « Caballero ». La jeunesse semble avoir déserté les arènes, les  belles « señoritas » et les « hidalgos » ayant probablement aujourd’hui, d’autres centres d’intérêt.

    C’est devant des gradins à demi remplis, que le traditionnel orchestre entame le « paso doble » d’introduction sous les « viva ».Les « Alguazils » conduisent le « paséo » et les toréadors, matadors, picadors, bandérilléros ,péones et chevaux caparaçonnés défilent devant le public et  font leur entrée dans l’arène. Chacun va saluer le président de la cérémonie là haut dans sa loge particulière, puis les spectateurs enthousiastes et spectatrices enamourées.

    Après quelques mouvements d’échauffement dans des envolées de « véronique » des péones et quelques  entrechats dans des volutes de « muleta» du matador, « El Cornito» le premier « toros » fait une entrée fracassante sur le sable de l’arène. Lancé  aux trousses du jeune premier, en « habit de lumière » à sa portée, «El Cornito » dans un grand mouvement de ses énormes cornes acérées manque sa cible et pique son épieu droit dans  le sol. Un craquement sinistre  retentit, abasourdi, l’animal relève la tête d’où pend, lamentablement la corne brisée. En un seul élan  la foule se dresse et réclame en hurlant la sortie de la bête infirme.  Considérant ce travail de « vacher » indigne de leur fonction, les acteurs se retirent  discrètement de la scène sans un regard pour  « El demi Cornito ». Courageux mais pas téméraires, les organisateurs lâcheront un troupeau de vaches dans l’enceinte. Escorté par ses semblables, la queue entre les jambes, corne pendante, le taureau de combat quitte piteusement les lieux sous les quolibets. 

    « Siting Bull », splendide animal noir aux cinq quintaux  bien pesés, équipé d’une paire de fourche impressionnante  se rue sur tout ce qui bouge, leurré par les toréadors il court dans toutes les directions, dans un demi tour rapide il prend en chasse un danseur en ballerines noires et bas roses  qui n’a d’autre alternative que de se jeter derrière la première talanquaire qui se présente. Emporté par sa masse le « toros » tamponne la planche dans un formidable choc. La bête, assommée tombe en arrière sur son postérieur, « Siting Bull » après quelques secondes de tournis, s’écroule au sol, ses quatre membres battent l’air .Il se mettra debout quelques instants plus tard, mais pas très vaillant, après quelques pas hésitants, le sol se dérobant sous ses pas, l’animal s’écroule sur le côté. Les spectateurs hilares, accablent  de noms d’oiseaux, le péones qui essaye de relever  la masse inerte, en le tirant par la queue. Finalement remis sur ses pattes, le taureau reprenant ses esprits repart au combat. Le « picador »,  arque bouté sur les étriers de son cheval, enfonce à deux reprises sa pique entre les épaules de la pauvre bête, faisant jaillir un flot de sang  de ses plaies.

    Après quelques passes de « muleta », cambré tel un danseur de flamenco, moulé dans son habit bleu,  le « toréador », en un mouvement ondulant, plantera par trois fois, deux banderilles dans les flans  du taureau. Le sang gicle par saccades à chacun des mouvements  de l’animal épuisé. Acculé contre les planches de l’arène, sans force, résigné, la tête basse, langue pendante il mourra, l’épée fichée jusqu’à la garde dans ses entrailles. Le « matador » terminera son œuvre par le « descabello » en plantant le « verdugo »  poignard à large lame, entre la base du crâne et le début de la colonne vertébrale. Les « mulilleros » et leur attelage de mules traineront la carcasse ensanglantée à l’extérieur de l’arène. Le « toréador » recevra l’ovation d’un public conquis, il ramassera un bouquet de fleurs lancé par une admiratrice, y appliquera un baiser humide et d’un geste large retournera  les fleurs à son expéditrice en transe.

    Le troisième « toros », travaillé par la vedette « Cayetano » doit être le summum dans l’art taurique tant les « olé » accompagnent chaque passe. Les piques et banderilles appliquées à la perfection, l’animal, vidé de son sang, pantelant au centre de l’arène, n’aura pas la chance de mourir au premier coup d’épée, celle-ci ripant sur son flanc. D’une démarche altière, le torse bombé, le regard noir, « Cayetano », la lame bien alignée au bout de son bras, s’élance pour la seconde fois et embroche l’animal .Celui-ci, repliant ses pattes avant puis les arrières, se couchera lentement sur le côté pour mourir bravement sous les  « hourras » du public. « Cayetano » fera un tour d’honneur accompagné par les bravos de ses fans, baisant et renvoyant à ses admiratrices histériques, fleurs, foulards, bracelets et autres objets tombés des tribunes.

    Consternés, nous assisterons au « massacre » du taureau « Joyero » par un apprenti au doux nom de « Miguel Angel Perera » qui, par huit fois manquera sa cible, causant à chaque essai une plaie supplémentaire au pauvre animal qui tombera enfin sous le « verdugo » d’un péones.

    Les autres taureaux  n’ont pas causé de problème particulier à leur bourreau, ils sont entrés vifs et sortis morts, les traces ensanglantées de leur passage dans l’arène étant  vivement effacées par les péones de service. Personne ne se souviendra d’eux. Moi oui !  

    Je ne sais toujours pas, quel bas instinct nous a poussés   à assister à cette corrida, n’étant pas, loin s’en faut,  habituellement attirés par ce genre de spectacle. Ecœurés à tout jamais, nous éviterons dorénavant ces expériences dont, je l’avoue, on ne sort pas grandi.  

    BARCELONE

    27-28-29-30 Avril  2009 :

    Il fait frais ce matin au « camping du canal » à Zaragoza, des scouts espagnols ont envahi les lieux et chahutent entre eux. Nous emprunterons l’autoroute pour rejoindre Barcelone que nous atteindrons vers quinze heures trente. Nous avons choisi un camping à treize kilomètres de la ville. « El Masnou » est un village en bordure de mer, sur la « Costa Brava », son camping en étages, assez vieillot, ne restera pas dans nos mémoires. Nous nous installons  le plus en retrait possible afin d’éviter les nuisances sonores de la route qui longe la mer.

    Il a plu dans la nuit mais le soleil est là quand nous prenons le train à la gare d’El Masnou, distante d’un kilomètre environ du camping. Il faut une vingtaine de minutes pour arriver à la place de la « Catalunya » nœud ferroviaire de Barcelone. Depuis longtemps je caressais l’espoir de visiter un jour « la Sagrada Familia », monument qui symbolise à lui seul la capitale de la Catalogne. Alors sans tarder, à l’aide de notre plan, nous prenons la direction de la cathédrale de Gaudi architecte espagnol qui chercha l’inspiration dans la nature. En passant par le « Passeig Gracia »  grande rue qui remonte vers le nord de la ville, nous passons devant le musée du parfum, puis devant la « Casa Batllo » immeuble commandé à Gaudi par un industriel du textile vers 1905 dont on admire particulièrement l’impressionnante tribune du premier étage. Puis, nous croisons la « Casa Mila » dans la «  Pedrera » beau quartier de la ville, autre chef d’œuvre gaudien, les immeubles sont magnifiques, beaucoup sont agrémentés de tourelles ou de clochetons.

     A droite, nous remontons la « Carrer Provença » et traversons « l’Avenguda Diagonal », très large avenue qui traverse la ville, du nord est au sud est, depuis la zone universitaire, jusqu’au forum et qui relie les routes périphériques qui contournent Barcelone. Une autre diagonale  « l’Avenguda Méridiana » relie les périphériques dans le sens nord est, sud ouest. Après avoir traversé également  le « Passeig San Joan » nous apercevons au loin les flèches de la cathédrale ainsi que celles des grues qui y travaillent. En fait, nous arrivons par l’arrière du bâtiment, côté chœur, déjà, nous sommes saisis par le style, sans commune mesure avec l’architecture des grandes nefs chrétiennes que nous connaissons.

    Comment décrire ce monument ? Jo me suggère « Disneyland », même si il y a un côté sacrilège dans cette proposition je dois dire qu’elle n’a pas tout à fait tort. D’ailleurs ce mot me reviendra souvent en tête, chaque fois que nous visiterons les œuvres de Gaudi. Ce n’est pas un manque de respect pour cet architecte génial mais, comme souvent dans la vie, ce qui sort de la « normalité » choque et notre esprit, inconsciemment, cherche un rapprochement avec ce qui, pour nous est normal, cela nous rassure. Maintenant, assurer que Disneyland est la normalité, je ne m’y hasarderai pas, disons que nous avons eu le temps de nous y habituer, donc, laissons faire le temps, nous nous habituerons aussi à la « Sagrada Familia ». Ce foisonnement de colonnades torsadées, d’arcades ogivales, de voutes cintrées, surchargées de statues iconographiques et de d’encorbellements symboliques nous déstabilisent quelque peu.

    Par la « Carrer Marina » nous avons accès à l’entrée principale de la cathédrale, la vue sur la façade de la « Nativité » et le porche principal à six colonnes inclinées est étonnante. Huit des douze clochers prévus sont construits et dépassent les cent mètres. La tour lanterne centrale aura cent soixante dix mètres de haut et sera dédiée au Christ, les trois autres de cent vingt cinq mètres dédiées aux apôtres. La construction commencée en 1882 sera terminée dans une vingtaine d’années si les fonds le permettent.

    Actuellement les travaux sont concentrés dans la zone de la croisée, transept et abside, une trentaine de spécialistes de tous corps de métiers y travaillent. L’intérieur du « temple de l’expiation » nom de la cathédrale est un alignement de colonnes hélicoïdales, représentant des troncs d’arbres, dont les quatre branches supportent le ciel en forme de dômes, percés en leur centre, pour laisser passage à la lumière naturelle. Des magnifiques vitraux donnent une lumière douce et colorée. On peut également visiter le musée qui explique les études de Gaudi, les matériaux et les techniques de construction dont l’esprit est fidèlement respecté par les architectes qui poursuivent l’œuvre du maître.

    Nous déjeunerons dans les environs de la cathédrale avant de prendre la direction de « l’arc de triomphe » au bout du « Passeig San Joan ». Semblable à celui de Paris il donne passage sur la grande place « Luis Companys » où se promènent les barcelonais par cette belle journée de printemps. Nous traversons le « Passeig Parades » pour franchir le portail qui donne accès à une immense zone de verdure, le « parc de la ciutadella » où est concentré l’essentiel des musées de la citée. Nous découvrons l’étrange château des trois dragons. De nombreuses statues, des candélabres ouvragés, des fontaines et des massifs agrémentent le parc. Des perruches, des perroquets colorés et criards, disputent aux pigeons, les miettes de pain distribuées par les  badauds. Un peu fourbus, nous retournons vers l’arc de triomphe où se trouve une station de train, qui nous permettra de rejoindre notre camping-car.

    Il fait très beau ce matin, nous retournons à l’arc de triomphe afin de continuer notre visite de ce beau quartier de Barcelone. Le gérant du camping nous recommande la prudence, les pickpockets barcelonais étant particulièrement habiles. Après un court trajet en train, nous rejoignons le « parc de la ciutadella » en passant sous l’arc de triomphe. Nous parcourons la partie du parc que nous n’avons pas visitée hier et passons devant « l’édifici de les Aigues »  superbe réalisation à laquelle a participé Gaudi, qui, pour financer ses études travaillait pour plusieurs cabinets d’architecture, dont celui qui emporta l’appel d’offre pour l’aménagement du parc de la « Ciutadela ».Aujourd’hui en réparation et nous ne pourrons pas assister au spectacle des cascades auxquelles il est destiné. Deux mammouths grandeur nature font la joie d’un groupe de jeunes filles qui y posent à tour de rôle pour une photo souvenir.

    Plus loin le parlement de Catalogne et son parc interdit au public, bordent le zoo de Barcelone dont les effluves nous parviennent aux narines. Au centre d’une pelouse, le buste en bronze d’un peintre local « Vayseda » et un nu de marbre blanc, cohabitent avec des touristes fatigués allongés dans la verdure. Par la porte ouest, nous sortons  du parc et entrons dans le quartier de la « Ribeira » où domine l’église « Santa Maria Del Mar », nous passons devant le musée « Picasso », le monument aux morts (1712-1713), nous traversons la « Via Laiétana » et rejoindrons la place « Drassanes » pour déjeuner sous l’immense statue de « Christophe Colomb » qui, entouré de huit lions de pierre montre le large de son bras droit. Nous suivrons la direction indiquée par Colomb et, au bout de la jetée du port de Barcelone, pousserons jusqu’au « World Trade Center ». Nous reviendrons sur les quais du vieux port où nous pourrons admirer de vieux gréements, par la « Moll de Barcelona »  et la « Plaça Mar » nous remonterons le « Passeig Maritim de la Barceloneta » jusqu’au port olympique. Retour à la gare pour prendre le train et rejoindre nos pénates.

    En ce mercredi 29 avril, par grand beau temps nous prendrons le train, puis le métro, jusqu’à la station « Valcarca » au nord de la ville pour visiter le « Park Güell ».  Ce grand parc était à l’origine, un projet d’urbanisation de village-jardin comme ceux construits en Angleterre (d’où le « k » de park) commandé à Gaudi par un riche industriel de Barcelone : Eusébi Güell. Sur une montagne de quinze hectares, ce village proposait une soixantaine de parcelles, dont deux seulement furent achetées étant donné l’éloignement du centre de Barcelone et la réputation « avant- gardiste » de l’architecte. Néanmoins Gaudi put achever les travaux et laisser à la postérité une œuvre aujourd’hui classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Pour accéder au parc, il faut emprunter un chemin très escarpé et une série d’escalators, jusqu’à la grille, sorte de cote de mailles en fer forgé qui en garde l’entrée. Par l’escalier principal, gardé par le célèbre dragon fontaine de Gaudi, on accède à la salle des colonnes, qui devait être la place du marché du village.

     Le plafond est constitué de voûtes, terminées par de fausses clés, collages en faïence colorée du plus bel effet. Par des voies de circulation en portique, nous accédons sur la place du village. Les piliers du portique représentent des troncs de palmiers que l’on retrouve souvent dans les ouvrages de Gaudi. La place se trouve au dessus du marché et est décorée par le magnifique banc ondulant qui en fait le tour. Celui-ci est recouvert de magnifiques collages en céramique multicolore, polis par le postérieur des visiteurs du monde entier, qui trouvent ici,  une aire de repos bienfaitrice, d’où l’on peut admirer la ville. Une colonne torsadée, décorée de faïence bleue et blanche, supporte, par un assemblage en fer forgé, une croix  qui domine le site. Nous visiterons également la maison- musée de Gaudi, sorte de chapelle, habitée par le célèbre architecte durant la vingtaine d’années que dura de construction du parc.

    Par le métro, nous retrouverons la place « Drassanes » puis la « Rembla », célèbre avenue, où bat le cœur de la ville. Nous y musarderons, au grè des animations et des commerces et nous irons nous attabler à la terrasse d’un bistrot « plaça Reial » pour y boire un verre. Cet endroit, où se donnent en spectacle, chanteurs, jongleurs et musiciens, a des airs de place Saint Marc à Venise, agréable souvenir de Jo. La « Rembla » se termine « plaça Catalunya », comme notre voyage en Espagne. Nous prenons le train jusqu’à « El Masnou » pour une bonne nuit de repos.

     Demain nous reprendrons la route de France, où nous attendent enfants, petits enfants, parents, frères et sœurs, grande famille, amis et copains. Nous en ferons rapidement le tour avant de remiser Totor, jusqu’à notre prochain périple qui, en principe, nous fera découvrir la Turquie, la Syrie et la Jordanie. 


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  • RETOUR EN ESPAGNE

     

    MAZAGON

    29,30 décembre 2008 :

    Nous quittons Olhao vers onze heures et nous nous dirigeons vers Quelfes afin de faire remplir nos bouteilles de gaz chez ce petit artisan dont l’adresse nous a été donnée par « Joyo »  sur « Voyages Forum » à qui nous avions posé la question. En effet, à la sortie du village, sur la droite, une enseigne « GPL » nous indique l’atelier. Une petite dame nous accueille en français et je lui donne mes deux bouteilles. Pas question de l’aider, elle refuse, en quelques minutes elle passe derrière un panneau, pas question non plus de voir ce qu’il se passe derrière et revient avec nos bouteilles pleines. Pour trente cinq euros l’affaire est entendue. Nous reprenons la route avec notre réserve de gaz sans modification de l’installation, tout est bien, merci « Joyo ».

    Nous repassons donc en Espagne et sous le crachin traversons une plaine de tunnels de bâches blanches. Nous apprendrons plus tard, que ce sont des fraisiers   qui y sont cultivés à grande échelle, spécialité de la région de Huelva que nous traverserons ensuite. Nous traversons l’immense zone portuaire de Huelva et voyons au passage l’usine « Air Liquide » locale. Beaucoup de marchands ambulants proposent leur récolte de fruits et légumes le long des routes et faisons le plein d’oranges (dix kilos pour 5 euros). Nous traversons une immense lande de pins et atteignons le camping de Mazagon. Ce camping est pratiquement vide mais les caravanes en location à l’année occupent la majorité du site. C’est un capharnaüm de châssis de tubes et de bâches multicolores qui, je le suppose, protègeront ces habitations légères du soleil en été.

    Nous pouvons choisir notre emplacement et je recherche celui qui nous permettra d’avoir l’océan sous les yeux. Je trouve une place bien orientée et guide la manœuvre de Jo pour positionner au mieux notre camion. Hélas le sable est détrempé et Totor s’enlise jusqu’à l’essieu. Jo fait le tour des caravanes du coin et m’approvisionne en matériaux de tous types (tapis, dalles, paillassons, briques...), en trois coups de pelle US … je casse le manche et la pelle neuve termine sa courte vie dans la poubelle la plus proche. Nous faisons appel à la main d’œuvre de camping qui, à l’aide d’un petit 4x4 et d’une pelle digne de ce nom nous sortent de ce mauvais pas.

    Nous positionnons notre camion sur le chemin et  y passerons la nuit. Nous avons rencontré un couple de producteurs de fraises  Périgourdins, Marie et Christian, qui font leur première expérience en camping car de location. Ils sont de Bassillac tout proche de Saint Pierre de Chignac où  habite mon garçon Stéphane et où nous avons passé quelques jours en novembre. Nous avons sympathisé et diné ensemble au restaurant le soir. Nous avons parlé du pays un peu, du camping car, beaucoup et des fraises, passionnément car ces gens sont amoureux de leur métier .Ils ont galéré  au début de leur installation à Bassillac puis développé leur affaire en vendant leur production sur les marchés d’Angoulême .Ils s’offrent là leurs premières vraies vacances et en profitent pour visiter en camping car les fraisiers espagnols. Jo et moi apprécions beaucoup ces gens et nous les reverrons à notre retour. Après le sport du matin sur la plage par un beau soleil  et la douche froide du camping nous nous attaquons au ménage du camion car il y a du sable partout. Marie et Christian viennent nous faire leurs adieux. Salut les Périgourdins, au plaisir de vous revoir !

    Nous levons le camp et gagnons « Dos Hermanas » à quatorze kilomètres de Séville par une route « pourrie » et arrivons au camping recommandé par notre copain Claude à 17h30. Je pense que nous nous sommes trompés d’adresse car l’endroit est miséreux, sale et bruyant. Nous quitterons ce lieu dès le lendemain.

    Nous passons Totor au lavage et quittons « Dos Hermanas » pour « Alcala de Guardeira » distant d’une cinquantaine de kilomètres. De camping miséreux en camping misérable nous continuons la visite des poubelles du sud espagnol. Heureusement la petite ville d’Alcala est pittoresque, blanche appuyée sur une colline dans le soleil on dirait Alger. Nous visiterons la citadelle et grimperons au sommet des remparts pour voir la ville de haut, c’est très beau.

    Il y a de la faïence partout et les rues abruptes souvent prolongées par des escaliers nous font découvrir une petite place superbe. Malheureusement les magasins sont presque tous fermés en cette fin d’année sauf un salon de thé pâtisserie que nous visiterons pour un goûter sucré. Nous retournerons au campement pour réveillonner exotiquement en tête à tête. A minuit nous ouvrons une bouteille de « Vinho Verde » et fêterons la nouvelle année sous les feux d’artifices que j’imagine spécialement tirés pour nous par les habitants d’Alcala. Nous sommes aux premières loges, Jo a de la lumière dans les yeux. 

                 BONNE ANNEE  2009 A TOUS NOS BLOGUEURS

    QUE CHAQUE JOUR QUI PASSE SOIT LE MEILLEUR DE VOTRE VIE !

     

    SEVILLE

    1,2 Janvier 2009 :

    Il a plu toute la nuit qui avait commencée sous les explosions de pétards. Petit à petit le silence s’est fait  et nous nous réveillons  sous un ciel gris. Après le sport dans le parc de l’ermitage « San Roque » tout proche et le petit déjeuner dans le camion, nous partons pour Alcala et prenons le bus pour Séville. Cette belle ville capitale de l’Andalousie est arrosée par le Guadalquivir et de nombreux parcs et jardins nous invitent à la promenade. Le soleil est de retour et il est agréable de déambuler ainsi parmi les allées du « jardines de Murillo ». Nous passons devant la fontaine « Dona Catharina Ribeira y Mendoza » puis devant le monument dédié à « Christophe Colomb ». Il y a des orangers magnifiques partout, qui ombragent de nombreux bancs en faïence. Sur la place « Santa Cruz » nous trouvons le Consulat de France et débouchons sur les rues piétonnes du centre ville. Les terrasses des cafés et des restaurants nous invitent à prendre place et nous déjeunons sous les orangers.

    Nous prenons la direction de la place « d’Espagne » et la pluie revient en force pour ne plus nous quitter jusqu’au soir. Nous en profitons pour visiter les magnifiques bâtiments en demi-lune qui abritent les services gouvernementaux et délégations ministérielles d’Andalousie. La place d’Espagne s’ouvre sur les jardins « Maria Luisa ». Nous passerons devant le théâtre « Lope de Vega » et le casino blanc et ocre avec un toit en coupole recouvert de faïences bleues. Nous contournerons les facultés et retournerons sur la place « Santa Cruz » où nous avons réservé nos places dans une salle de spectacle pour assister à une soirée « Flamenco ». Le spectacle tout en couleur et musique sévillane était superbe. Le chant plaintif et pleureur traditionnel était accompagné par les battements de mains et claquettes des danseurs. Les danseuses au masque tragique faisaient tournoyer leur longue robe multicolore autour de leurs jambes au rythme des guitares et des castagnettes.

    Nous sommes rentrés en autobus à Alcala et avons marché durant une heure et demi pour rejoindre notre camping car vers minuit trente.

    Vendredi 2 janvier, Saint Basile, j’ai appelé mon petit fils pour lui souhaiter une bonne fête, ça me fait du bien de l’entendre. Le temps étant toujours à la pluie, nous quittons Alcala pour Conil de la Frontera au sud de Cadix. Au passage nous nous arrêtons à Chiclana pour faire nos courses dans une grande surface et nous rejoignons le camping « Roche » en fin de soirée. Le sol est détrempé et nous patinons, il nous faut encore de l’aide pour nous en sortir et  décidons de rester sur l’allée pour éviter l’enlisement. Un peu plus tard nous aiderons également un camping car danois à se sortir de la boue.

    CONIL DE LA FRONTERA

    3,4 janvier 2009 :

    Les orages se sont succédé toute la nuit et la journée de samedi commence sous le soleil. L’eau nous entoure, heureusement que nous sommes restés sur l’allée mais tout de même il faut marcher dans les mares pour aller aux douches. Jo en profite pour laver et sécher le linge avant d’embarquer pour le Maroc. Puis la pluie va reprendre de plus belle alors que Jo, encouragée par le soleil s’est lancée dans la visite de la ville. Elle sera de retour très vite et nous passerons le reste de la journée enfermés dans le camion.

    Dimanche mitigé passé au camping, avons diné au restaurant du camp de poisson, ce ne sera pas un jour inoubliable. Nous préparons nos documents pour passer au Maroc car demain nous ferons route sur Algésiras.

     

     

    ALGESIRAS

    5 janvier 2009 :

    Ce matin le soleil est de retour, nous rangeons le camion et prenons la direction du sud. La route  monte et nous nous arrêtons sur un parking où nous avons une vue imprenable sur le détroit de Gibraltar et le fameux rocher. Nous voyons les côtes de l’Afrique que nous atteindrons demain. Nous arriverons à Algésiras vers seize heures et continuons notre route jusqu’à Palmones où nous devons passer à l’agence de voyage sur le parking de la grande surface « Carrefour ». Cet endroit est très connu des camping-caristes car le gérant de l’agence s’est spécialisé dans la vente des billets pour ce type de voyages. D’ailleurs, ce truculent personnage se met en quatre pour aider les gens dans les démarches administratives portuaires et douanières et propose chaque fois qu’il le peut une place pour passer la nuit avant le départ sur un parking proche.

     Il y a beaucoup de français dans la file des campings car en partance pour le Maroc. Notre dossier est vite réglé et la somme de deux cent vingt euros pour l’aller et le retour est payée en espèces la « machine » ne marche pas ! Nous devrons repasser à vingt heures pour récupérer nos billets. En attendant nous ferons nos dernières courses avant le départ car demain, 6 janvier ce jour est férié en Espagne et tous les magasins seront fermés. Nous installons notre camion sur l’emplacement proposé par Mr Gutierrez, dinons tranquillement et récupérons nos billets pour un départ à 8h00 par le « Millénium Dos ». Bonne nuit les petits.

    Fin de notre voyage en Espagne.

    L’Espagne est un beau et grand pays, nous l’avons un peu négligé au profit du Portugal mais nous y reviendrons au retour pour visiter Barcelone, Tolède, Valence, Alicante….

    Ce soir mes pensées vont à mes copains de Chailly, Stéphan, Marie Luce, Noël, Véronique, Jean Marc, Muriel, Cyril, Muriel, Antony, Alain, Muriel, Hervé, Justine….   


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  • Fin provisoire de notre séjour en Espagne<o:p></o:p>

     

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    04 Décembre 2008:<o:p></o:p>

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    Au réveil le temps est clair et il fait doux. Direction le parc Juan Carlos pour le sport matinal. C’est un plaisir que de courir dans cet endroit. Peu de Madrilènes profitent de telles installations, je pense que le dimanche le parc doit être plus fréquenté. Je croise surtout des personnes âgées. Des agrès sont installés de-ci de-là pour un travail musculaire spécifique. Ainsi j'ai pratiqué du "banc à pédales", je ne connaissais pas. On s'assied sur un banc normal et on choisi sa paire de pédales plus ou moins résistante en fonction de sa forme physique et on pédale.<o:p></o:p>

    Le parc étant en hauteur, on domine la ville, ainsi je vois, le palais royal, la cathédrale, les tours Picasso et Goya, le stade Santiago Bernabeu... On croise des œuvres d'art contemporain.<o:p></o:p>

    Une statue blanche tout en longueur d'une dizaine de mètres, œuvre d'un sculpteur espagnol intitulée "Opus 392" représente la "flexibilité" de l'homme tant physique que morale. De quelque point dont on la regarde on voit des parties de corps humains lovés dans des positions suggestives. D'un point de vue elle ressemble à un gros serpent mais en y regardant bien c'est bien d'un coït dont il s'agit.<o:p></o:p>

    Plus loin un mur en hauteur en forme de sinusoïde semble changer de forme et de couleur au fur et à mesure que l'on avance. L'effet visuel est surprenant. Puis, au centre d'une place, cinq doigts en béton, dirigés vers le ciel, semblent crever le sol. Placé au milieu de cette main énorme, j'imagine qu'elle va se refermer sur moi et m'entrainer sous la terre.<o:p></o:p>

    Je passerais bien plus de temps dans ce parc mais il faut plusieurs jours pour en découvrir tout l'intérêt. Au retour je m'y suis perdu mais grâce aux statues géantes j'ai retrouvé des points de repère et ainsi j'ai pu regagner le camping "Osuna". Si vous avez l'occasion, un jour, de passer à Madrid, n'oubliez pas le Parc Juan Carlos, vous ne le regretterez pas.<o:p></o:p>

    Après la douche et un solide petit déjeuner, Jo et  moi reprenons le métro que nous connaissons bien maintenant pour la Plaza de Torros .Nous descendons à l'arrêt "Ibiza" et découvrons les magnifiques arènes rouges de renommée mondiale. Malheureusement un cirque disposé tout autour perturbe considérablement la vue de l'édifice. Jo prend tout de même des photos.<o:p></o:p>

    Nous reprenons le métro direction la "plaza Isabelle 2". En fait, je souhaite retourner au Palacio Réal dans un but précis. Mon adorable belle sœur Edith, un jour particulier, m'a fait un cadeau .Comme elle connait mes gouts pour le dessin, elle m'a offert un "carnet de voyage" dans lequel figure une reproduction d'un dessin au crayon de la statue équestre qui marque l'entrée du Palacio Réal. Ce dessin, je l'ai reproduit moi même et quand j'ai vu la vraie statue hier, pour la première fois, j'ai eu un choc, elle ne correspond pas au dessin. Aussi ai-je pensé qu'il en existe une autre et donc, je dois la trouver. Nous nous retrouvons donc à rechercher l'angle de vue du palais permettant de situer approximativement la position de l'artiste lors de la réalisation de son dessin et ainsi je découvrirai le modèle. Mais après avoir effectué le tour complet du Palacio Réal nous n'avons pas découvert d'autre statue équestre. En fait, je suppose que l'artiste a travaillé de mémoire et qu'il a représenté l'œuvre d'une manière plus "guerrière" que la réalité.<o:p></o:p>

    Nous passons deux heures dans un cyber café et faisons le tour de la place de l'Opéra .Une manifestation bruyante et colorée de la CGT locale  anime le quartier sous la "protection" discrète de la policia. Un personnage burlesque attire l'attention des passants et au passage Jo ne manque pas de glisser une petite pièce dans la main tendue. Nous franchissons le seuil de la crypte romane de la cathédrale pour une visite des tombeaux de marbre de la haute noblesse Madrilène et piétinons particulièrement celui de "Juan Antonio Ibez Sanchez y Rodriguez Marques de la Vega" vu que nous ne pouvons faire autrement ici, les allées sont des tombes. Nous traversons la magnifique plaza Major toute illuminée et reprenons le métro pour le retour au camping où nous attend Totor.<o:p></o:p>

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    05 Décembre 2008 :<o:p></o:p>

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    Ce matin encore le soleil brille, il fait 11°c et nous nous apprêtons à quitter Madrid. Nous mettons le camion en route, relevons les béquilles,  rangeons les calles dans le coffre, programmons le GPS pour notre prochain point de chute : le camping de « Caceres » en Extremadura choisi sur notre guide « Bel-air » Europe 2008 qui liste plusieurs milliers de sites d’hébergement en Europe. Pourquoi Caceres ? nous souhaitons visiter  Lisbonne et ne faire que des étapes de 200 kms maximum afin de ne pas être bousculés par le temps, d’arriver assez tôt sur les campings et nous installer  tranquillement .Donc Caceres, seul camping ouvert à l’année à cette distance est sur notre route qui nous fera passer au Portugal à Badajoz. L’étape suivante, nous la voyons bien vers Evora où notre guide « Bel-air » nous proposera bien une aire de camping ouverte à l’année avant de toucher Lisbonne. Comme nous n’avons pas de programme préétabli, nous privilégions nos envies et établissons notre itinéraire quasiment au jour le jour. Il se trouve qu’à cette époque de l’année les campings sont déserts et sommes pratiquement toujours assurés d’y trouver de la place. Le temps est également un élément déterminant dans notre choix, ainsi avons-nous changé nos options en quittant la côte atlantique chassés par la pluie et le vent pour chercher plus au sud un climat plus doux.<o:p></o:p>

    Donc, direction Caceres par l’Autovia N°5 et nous traversons une partie de la « Castilla de la Mancha » dans des paysages de rochers, d’oliviers à perte de vue, de vignobles rabougris. De temps en temps sur un promontoire  un château  et à hauteur de Talavera sur la droite la Sierra Grados avec la pointe d’el Pico (1352 m) et derrière la Sierra de Avilla avec la Serrota (2294 m) toutes deux sous la neige et dans le soleil c’est beau.<o:p></o:p>

    Nous passons dans la Communidade de Extremadura un peu avant Navalmoral de la Mata. Nous arrivons à Caceres vers 16h00 ville de prime abord sans âme toute de béton vêtue. Après un peu de recherche nous arrivons au camping. La jeune fille qui nous accueille nous explique avec un sourire qu’il y a de la place mais qu’il y a une fête sur le camping pour les caravanes et camping car pendant 2 jours. Alors nous déclinons et fuyons cet aggloméra de caravaning pour chercher un point de chute plus calme. Nous reprenons notre route en direction de Badajoz par la N ex 100 en recherchant sur notre carte dans les zones forestières colorisées en vert une route ou un chemin propice au camping sauvage. Nous trouvons sur notre droite une petite route en direction de Aliseda à 24 kms que nous empruntons. Sur plusieurs kms de route cahotante nous longeons des plantations d’oliviers clôturées. Puis sur la droite une aire largement dégagée pour accueillir notre camion. Nous nous installons en retrait de la route sous un olivier dans un calme absolu. Nous sommes entre deux propriétés  immenses et apercevons sous les arbres des  taureaux noirs aux grandes cornes qui nous ignorent parfaitement. Un porc brun de bonne taille vient à travers le grillage nous souhaiter la bienvenue par des grognements amicaux. <o:p></o:p>

    La nuit tombante nous fermons notre camion pour dîner et passer une bonne nuit .<o:p></o:p>

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    06 Décembre 2008 :<o:p></o:p>

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    Nous nous réveillons vers 9h00, il fait doux je vais faire un tour dehors et rencontre mon ami le porc brun d’hier soir qui tient à me présenter sa famille, ils sont une quinzaine et ca grogne à qui mieux mieux pour me saluer. Le courant semble passer entre nous et de savoir que leurs jambons charnus vont bientôt rejoindre la vitrine du charcutier de la ville voisine me fend le cœur. <o:p></o:p>

    Après le sport dans les chemins avoisinants, la douche et le petit déjeuner nous reprenons notre route sous le brouillard car nous sommes à une hauteur d’environs  800 m. Au fur et à mesure que nous approchons de Badajoz la route descend et le brouillard se lève pour laisser place au soleil. Nous passons au Portugal dans des paysages de western. <o:p></o:p>

    J’ai une pensée particulière pour les filles du bureau de  Air Liquide Metz à qui j’ai promis de ne pas les oublier (Bernadette1et2,Marie,Chantal,Maryse,Pascale,Isabelle,Gwladys,Gloria,Laetitia,Karine,Dominique,Katia,Marie Jeanne). Je ne les oublie pas.<o:p></o:p>

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    Nous reviendrons en Espagne pour rejoindre Algésiras.<o:p></o:p>


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      29 Novembre 2008           

    Le 29 novembre 2008, nous avons passé une bonne partie de la journée en ville à Zarautz. Nous avons visité le centre où régnait une certaine animation puisqu'une manifestation publique se tenait sur la "plazza de la Muzika" sur le thème de la protection de la qualité de l'eau. Après un passage à notre cyber-café préféré nous avons rejoint  le camping.

    Il a plu fort toute la nuit et le vent soufflait en tempête Les prévisions météo pour le lendemain et la semaine qui suit ne sont pas rejouissantes. Nous consultons également le gérant du camping qui n'est guère plus rassurant.

    Aussi, nous levons l'ancre dimanche matin et prenons la route vers Santander où nous avons localisé le camping "Virgin del Mar" (la Vierge de la mer) ; nous comprendrons pourquoi par la suite.

    Nous longeons l'océan par les petites routes de la côte sous les rafales de pluie et de vent. La mer est dechaînée et les grands rouleaux blancs d'écume portent les quelques fous de surf qui prennent beaucoup de risques pour leur plus grand plaisir je suppose.

    Nous n'avanÇons pas beaucoup ; aussi décidons nous de rejoindre la route nationale 634 en contournant Bilbao par le sud Autant la côte est belle, autant l'arrière pays est vieux et sans intérêt. C'est une route de montagne sinueuse qui nous mène via Laredo à Santander où nous arrivons au camping vers 16 h 00, sous la tempête et une température de 7 degrés.

    Nous installons notre camion pour la nuit et décidons d'aller nous promener en bord de mer. Il est 18 h 30, c'est la tempête, la température descend vers 5 degrés et le vent nous porte. Nous sommes au sommet d'une falaise où le camping est installé.

    Une belle petite église  Virgen del mar domine la falaise. Nous décidons d'aller la visiter et nous passons sur un pont traversant un bras de mer d'où nous observons les vagues explosant sur les rochers.

    Arcboutés contre le vent, nous atteignons l'église. La vue est magnifique bien que le ciel soit complètement bouché ! Les pêcheurs locaux viennent se mettre sous la protection de la vierge de la mer . une barque, des bouées, des filets ornent l'intérieur de l'église et le gisant d'un saint local y trône dans le choeur.

    Nous rejoignons notre camping car à la nuit tombante. Les rafales de vent et la pluie ne nous lâchant pas, nous décidons d'abandonner la route de la côte car nous y rencontrerons le même temps jusqu'à La Corogne.

    Le 1er décembre 2008, direction plein sud à la recherche du soleil ! Par l'autopista A67 nous roulons vers Palencia en Castilla y Leon. Nous traversons les monts de Cantabria sous la pluie et le froid. La neige s'invite également au voyage en passant entre la Palombera (1260 m) à notre droite et le Porto del Escudo (1100 m) à notre gauche. Les chasse-neige sont au travail.

    C'est dans la neige et le froid que nous rejoignons notre gite repéré depuis la veille , c'est le seul camping ouvert à l'année à Aranda de Duoro au sud de Burgos. Nous avons traversé entre Palencia et Aranda de Duoro une région triste où une agriculture de montagne semble survivre à l'image des quelques villages isolés rencontrés sur le sol rocailleux des contreforts de la sierra toute proche.

    Nous sommes accueillis par le gérant du camping Casteljan á Aranda del Duoro qui parle un francais excellent. La nuit est froide et lumineuse. Le matin du 2 décembre, c'est un soleil brillant  dans un ciel limpide qui nous fait admirer le camping sous une fine couche de neige.

    En déjeunant, nous assistons au spectacle de deux écureuils jouant à cache-cache dans les arbres. Il ne fait guère chaud, il a gelé cette nuit.

    Après les ablutions, nous prenons la route de Madrid par l'autoroute A1 - Autopista del norte. Il fait très beau et le soleil chauffe à travers le pare-brise. Mais une barre nuageuse  est accrochée au sommet de la sierra de Guadarrama que nous atteindrons dans le brouillard et sous la neige.

    Nous passons le sommet du Puerto de Somosierra (1444 m) et entrons dans la province de la Comunidad de Madrid. Dressé sur la montagne, un immense taureau en métal annonce la ville dont il est le roi. La descente  longue et régulière nous amène aux portes de Madrid et notre GPS sur l'avenida de Logrono où doit se situer le camping Osuna, calle des Jardines de Aranjuez.

    Après quelques recherches vaines, nous demandons notre chemin à un madrilène qui se propose de monter à bord et de nous guider. Ce que nous faisons de bonne grâce et en 5 minutes, nous sommes à destination.

    Nous remercions chaleureusement notre guide, installons notre camping car et faisons le tour du propriétaire. Jo en profite pour repérer la machine à laver. Nous déjeunons et décidons de prendre le métro situé à 500 m du camping.

    Nous arrivons en centre ville, place de l'Opéra où un monde fou déambule dans les rues immenses ainsi qu'autour de la place Duarte del Sol. A l'approche de Noël, les vitrines sont illuminées et les grands magasins offrent des spectacles gigantesques d'animaux, de crèches, de rois mages, de Mickey dans un joyeux mélange de sacré et de païen qui attire la foule.

    Comme il fait relativement froid, les manteaux de fourrure (je n'en ai jamais autant vu en si peu de temps) croisent les mendiants emmitouflés dans des couvertures. Des dizaines de marchands de billets de loterie sont assaillis par les madrilènes ; d'autres battent la semelle dans des queues interminables pour acheter leur précieux papier qui, peut etre, pour Noël, les fera riches.

    Nous passons devant l'hôtel de la Presidence de la communitad de Madrid. Aux murs, une plaque rend hommage aux premiers morts madrilènes lors de l'invasion napoléonienne en 1808 et une autre, aux victimes des attentats de 2004. La porte principale est gardée par un préposé de la guardia civile au châpeau si reconnaissable.

    Un peu plus loin, un musicien donne l'aubade sur un instrument particulier : il fait chanter des verres. Nous resterons quelques jours à Madrid pour visiter la ville avant de partir vers le Portugal comme prévu.

    3 décembre 2008

    Nous nous sommes réveillés sous un ciel gris et il fait froid (0 degré). Je vais faire du sport dans le parc Juan Carlos jouxtant le terrain de camping. C'est un parc immense de 21 hectares avec de grandes allées bordées d'oliviers, où de nombreux plans d'eau ont été aménagés, des passerelles qui enjambent la ligne de chemin de fer et l'autoroute . Le parc s'étend à l'est de Madrid entre le périphérique  extérieur M40, l'autoroute A2 Madrid - Zaragoza et l'autoroute qui mène à l'aéroport. Le parc a été inauguré en 1992 par le roi Juan Carlos et la reine Sofia.

    Après la douche, nous prenons le métro pour une journée de visite dans Madrid. Nous irons d'abord nous promener dans le Parque del Buen Retiro avec son plan d'eau L'Estanques. Nous admirons le musée du Prado et traversons la ville à pieds pour rejoindre le Palacio Real et ses jardins ainsi que la cathédrale, symboles de la puissance de la monarchie et de l'église réunies. Le nombre d'églises que nous avons croisées est impressionnant. Elles sont toutes plus belles et plus grandes les unes que les autres. Nous sommes entrés dans l'Escuelas Aguirre, une messe était en cours, l'église était magnifique. Les offices se succèdent toutes les 2 heures. On sent l'omniprésence de la religion dans toute la ville.

    Vers 16 h 00, nous sommes entrés dans un restaurant italien près de l'opéra et avons déjeuné ou diné -à cette heure-là, ont ne sait plus !- Nous avons choisi le menu du jour c'est-à-dire minestrone, escalope au marsala, tarte et un verre de vin rouge, le tout pour 15,90 €

    Nous avons ensuite visité le parque del moro à l'arrière du palacio real d'où nous avons une vue d'ensemble de la bâtisse royale. Ensuite, retour au camping par le métro où, comme à Paris, des musiciens y donnent la sérénade aux usagers indifférents.

     

     


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    DIRECTION LA FRONTIERE ESPAGNOLE

    Nous avons quitté Metz le 1er novembre 2008 par un temps gris et maussade. Nous avons rallié Nantes par les chemins de traverse comme nous en avons pris l'habitude, c'est-à-dire que nous avons mis deux jours pour y aller. Au passage, nous nous sommes arrêtés à Reims pour acheter du champagne. Nous apprendrons plus tard par Marjorie (ma seconde fille), chez qui nous faisons transiter notre courrier, que notre coursier, en cette occasion, a été flashé à 65 km/heure pour 50. La somme modique de 90€ nous est réclamée par l'administration pour la liberté prise avec le code de la route.Mon chauffeur en titre (Jo) pas fiére en la circonstance mais opportuniste, me fait cadeau du retrait de point car nos 2 noms figurent sur la carte grise et l'autorité pénalise le premier nom de la liste dans ces conditions.

     

    Nous avons passé plusieurs jours a Pont Saint  Martin chez Cathy (ma fille ainée) et Alain (son mari) où j'ai retrouvé mes petits enfants (Edgar, Marius et Alix) avec beaucoup de joie. Nous avons également retrouvé Mathilde qui, maintenant, est bien installée dans sa nouvelle vie d'étudiante à Nantes. Elle suit les cours de l'école de commerce IDRAC et va souvent retrouver sa grande soeur et ses neveux. Je crois qu'elle apprécie son indépendance même au prix d'une séparation difficile d'avec ses amis de la région messine, de sa soeur Marjorie et de son papa.

     

    C'est le coeur serré que nous quittons Nantes le 6 novembre 2008 pour Perigueux en prenant le chemin des écoliers. Etape à Saint Jean de Mont où nous passons la nuit sur un parking. Tout est mort sur la côte à cette époque de l'année. Nous rejoignons les Sables d'Olonne où une animation particulière règne car dans 2 jours ce sera le départ du Vendée Globe à la voile. Les pontons étant accessibles au public, et le temps magnifique, nous visitons la flotte des bâteaux, véritables monstres multicolores de plus de 20 metres de long équipés de mâts gigantesques. Les cockpits bourrés d'électronique et les commandes centralisées des voiles donnent une idée des qualités des skippers pour piloter de telles machines. Nous avons particulierement admirée "Gitana" le coursier bleu de Loïc Perron que nous avons également vu sur le stand d'une radio locale pour un entretien avant le départ. A l'nstant ou j'écris celui-ci est dépassé par  Sébastien Josse au large du Brésil après une vingtaine de jours en tête.

    Nous avons repris la route à travers la France profonde habillée pour l'occasion aux couleurs magnifiques de l'automne. Le hasard nous fera passé par Saint Cyr en Talmondais (Vendée). Olivier Jacquet, directeur de la région Champagne, Alsace, Lorraine de AIR LIQUIDE, basé à Metz, entreprise où Jo et moi avons terminé nos carrières professionnelles respectives, y possède une maison. La curiosité me pousse à chercher cette maison d'où j'envisage d'appeler Olivier pour le saluer et lui faire la surprise. Nous ne trouvons pas la maison et nous nous renseignons auprès d'une personne qui, hasard encore, la connaît et pour cause, elle y entretient les arbres. Mais les explications en mauvais français ne nous aideront pas. Hasard encore, hasard toujours, mon téléphone sonne et ..........Allo Patrick ? c'est Olivier, je viens faire appel à tes souvenirs..................... Qui ne s'est jamais interrogé sur la puissance de la pensée humaine ? J'avoue être troublé, et toi, Olivier ?

     

    Nous sommes arrivés le 9 novembre 2008 chez mon fils Stéphane et sa compagne Hanane à Saint Pierre de Chignac à 15 km de Perigueux. Nous avons traversé la Charente et ses vignobles de Pineau, les forêts magnifiques du Périgord et nous stationnons Totor dans la cour. Les retrouvailles sont chaleureuses et festives et nous apprécions les spécialités locales (magrets de canard, foie gras) amoureusement préparées par Stéphane. Après une bonne nuit dans notre camion, nous partons visiter Perigueux qui ne manque pas de charme et que découvre Jo pour la première fois. Nous passons une bonne partie de l'après midi dans une agence "Orange" afin d'essayer de résoudre un problème avec notre clé "3G" que nous n'arrivons plus à recharger. Malgré toutes les bonnes dispositions du vendeur, c'est en vain que nous nous débattons avec l'assistance technique. En fin de compte, nous apprendrons avec dépit que ce matériel ne fonctionnera pas à l'étranger. Nous avions contacté "Orange" dans le but précis de nous équiper d'un matériel de connexion à Internet depuis l'étranger. Le commercial d'Orange, la main sur le coeur, nous avait conseillé ce matériel. Nous nous sommes faits avoir.

    Hanane nous a invités à assister au concert de Manu Katché à Perigueux et j'ai particulièrement apprécié ce groupe de jazz comprenant un pianiste et un saxophoniste anglais, un trompettiste (bugle) et un contrebassiste français et Manu Katché excellent batteur de renommée mondiale qui a emballé le public sauf Jo assise juste sous la batterie.

    Nous avons assisté le 23 novembre 2008 à un match de rugby régional entre Saint Cyprien Athlétique Club et Vergt par un temps londonien (pluie et boue) dans cette bonne ambiance si particulière à ce sport.

    Puis le 25 au matin, nous avons tristement pris congé de ce gentil garçon qu'est Stéphane et de sa "Nana" dans un froid hivernal pour nous diriger vers l'Espagne.

     

    Par les chemins des écoliers, nous roulons sous un soleil ressuscité qui nous chauffe derrière les carreaux du camping-car et nous faisons une pause déjeuner sur un parking à quelques kilomètres de Mont de Marsan. En repartant, un grand bruit nous annonce le pépin. Des morceaux de plastique volent dans tous les sens. Après un arrêt brutal, nous constatons les dégâts : une partie du capot de la climatisation cassée, l'antenne de télévision envolée, le chapeau de la cheminée du chauffage arrière volatilisé. Jo, qui était au volant, est catastrophée ; elle n'a pas vu le câble téléphonique au-dessus de la sortie du parking. Celui-ci, trop bas pour notre camion, a tout arraché sur le toit.

     

    Nous avons rejoint un concessionnaire "Narbonne accessoires" près de Dax qui, en moins d'une heure, a remplacé l'antenne et le chapeau de cheminée. Grand merci à eux pour leur efficacité. Pour la clim, nous rejoignons un revendeur de la marque (Colemann) à Saint Paul lès Dax qui nous propose avec le sourire le capot de remplacement pour fin janvier 2009 et au prix de 490 € sans le transport. Où serons-nous fin janvier ? Il nous a vu arriver et repartir.

    Nous avons passé la nuit sur une aire de repos près d'une borne municipale où nous avons fait les vidanges et le plein d'eau.

    Le 26 novembre 2008 au matin, nous reprenons la route de l'Espagne sous un beau soleil et dans des paysages majestueux. Les sommets enneigés des Pyrénées apparaissent à travers la brume et les routes étroites et escarpées exigent toute l'attention de Jo. Nous admirons au passage le monastère des Bénédictines et sa ciergerie ainsi que l'Abbaye de Belloc. Un pont étroit oblige Jo à des manoeuvres serrées pour permettre le passage d'un véhicule.

     

    Nous prenons la direction de Saint Jean de Luz pour rejoindre un camping à Oiartzun près de San Sébastien afin d'y passer notre première nuit espagnole. Nous sommes entrés en Espagne á Irun.Arrivés à la nuit tombante, nous n'avons pas trouvé ce lieu et avons garé notre camion sur un grand parking vide à Orio en Euskadie. Au matin, nous avons découvert l'océan dans lequel plongent les Pyrénées. C'est magnifique.

     

    Nous cherchons un nouveau point de chute et trouvons un camping ouvert à l'année à Zarautz entre San Sébastien et Bilbao. Celui-ci se trouve dans la montagne et surplombe l'ocean. Le vue est magnifique, le temps doux ; nous décidons d'y passer quelques jours. Après les opérations de stationnement de Totor et un repas frugal, nous prenons à pied le chemin de la montagne pour rejoindre Zarautz.

    En chemin nous croisons un chantier de construction au bord de la falaise. Cest un ancien site de regroupement de minerai de fer, arraché à la montagne environnante et chargé sur des bâteaux. L'exploitation de ce site s'est terminée il y a une cinquantaine d'années et les travaux doivent le transformer en musée ; mais faute de moyens financiers, ceux-ci sont suspendus. Les explications m'ont été données en espagnol par un visiteur local et confirmées en français par le gérant du camping (j'en avais manqué quelques bribes et pour cause, je ne comprends pas l'espagnol)

     

    Nous avons descendu les pentes de la montagne par un chemin escarpé

    très bien négocié par Jo et avons rejoint la plage où de nombreux surfeurs s'en donnent à coeur joie dans les rouleaux. Le retour vers le camping se fera par la route et nous traversons la ville aux immeubles modernes où diverses architectures bien mariées lui donnent un cachet très agréable.

     

    Ce soir, j'ai une pensée particulière pour mon petit fils, Basile, qui me manque beaucoup. Il s'est évanoui en regardant sa maman donner son sang. Il tenait absolument à assister à l'opération. Comme il est difficile de devenir grand ! 

     


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